À Vitré, La Créature trouble fait entrer le public dans les photos
L’artothèque du Quai des arts a accueilli en résidence David Legrand, concepteur de La Créature trouble, à l’occasion du bicentenaire de la photographie.

En bref
- La Créature trouble est visible à l’artothèque de Vitré jusqu’au 16 janvier 2027.
- L’immersion dure au moins 20 minutes, avec sept photographies à parcourir.
- Jusqu’à quatre personnes peuvent jouer en même temps.
- Trois créateurs se partagent la conception, le développement 3D et le son.
Casque sur la tête et manettes en main, le visiteur de La Créature trouble commence dans l’obscurité totale avant de pénétrer dans une image. Selon Actu.fr, cette « oeuvre-jeu en réalité virtuelle » invite à parcourir de l’intérieur la collection de l’artothèque de Vitré, en Ille-et-Vilaine.
Une collection photographique à parcourir de l’intérieur
L’œuvre est présentée à l’artothèque depuis le vendredi 2 octobre 2026. Elle y reste visible jusqu’au samedi 16 janvier 2027. Le principe : franchir le cadre des photographies pour visiter la collection, plutôt que de la regarder accrochée au mur.
Cette présentation s’inscrit dans une résidence. L’artothèque du Quai des arts a souhaité accueillir David Legrand dans le cadre du bicentenaire de la photographie et du Mois du multimédia. Par ailleurs, jusqu’au 14 novembre, les bibliothèques et médiathèques du réseau Arléane proposent de nombreuses actions.
Le concepteur formule lui-même une interrogation : « Aujourd’hui, je me demande si, à l’ère du numérique, les espaces de présentation de l’art n’ont pas changé. » Il ajoute : « J’aime explorer de nouveaux instruments numériques et déceler le potentiel de l’art dans l’outil », reprend-il. Il tient aussi ce support d’exposition pour un modèle d’avenir, d’après l’article.
Dans le noir, puis dans l’image
Le test décrit une entrée en matière déroutante. Après la mise en place du casque, le noir est complet. Puis surgit une photographie de la collection, modélisée en trois dimensions. L’auteur retient d’abord le caractère insolite de l’œuvre après environ vingt minutes d’immersion.
Dans ce décor virtuel, le joueur marche, se rapproche du sujet photographié, le touche, passe à travers et aperçoit ce qui se cache derrière l’image. Les photographies peuvent aussi être déformées, avant de se désintégrer sous les yeux du visiteur. Une bande-son composée pour l’exposition accompagne la visite.
Un élément de surprise s’ajoute : des animations s’enclenchent de façon aléatoire pendant la promenade. Le test précise qu’il faut de la patience et que l’exploration est indispensable pour les découvrir.
Durée, nombre de photos et de joueurs
- Une fois la première image explorée, le visiteur peut enchaîner avec les suivantes, jusqu’à la septième, qui clôt le parcours.
- Le groupe de quatre personnes au plus est présenté par l’article comme un atout pour une sortie familiale.
- L’expérience repose sur la curiosité et la découverte progressive, à la manière d’un jeu vidéo qui se franchit par paliers.
- Selon l’article, elle jouerait un rôle de médiatrice pour les enfants et pour ceux que la photographie n’attire pas spontanément.
L’article juge l’exposition particulièrement sensorielle, et sa conception lui donne une dimension ludique.
Trois créateurs, trois savoir-faire
David Legrand a dirigé le projet, mais l’œuvre est le fruit d’un travail collectif, réparti ainsi :
| Créateur | Rôle dans le projet |
|---|---|
| David Legrand | Chef d’orchestre, conception et création artistique |
| Léo Sallanon | Développement 3D, réalité virtuelle et système multijoueur |
| Philippe Zunino | Création sonore spatialisée |
Pour situer ce type de proposition dans le paysage du jeu vidéo, voir aussi la réalité virtuelle dans le gaming.
Photo : Ivan S / Pexels



