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Hellraiser Revival, un survival-horror gore pour initiés

Sorti le 8 octobre 2026, le jeu de Boss Team Games ramène Pinhead dans une histoire inédite, entre ambiance malsaine et combats plus nerveux que prévu.

Kévin Marty Par Kévin Marty
3 min de lecture
Hellraiser Revival, un survival-horror gore pour initiés
Image d'illustration de l'ambiance oppressante d'un survival-horror comme Hellraiser Revival.

Clive Barker’s Hellraiser : Revival s’adresse avant tout aux amateurs d’horreur qui supportent le gore le plus cru. Sorti sur PC, PS5 et Xbox Series le 8 octobre 2026, ce survival-horror solo mêle une atmosphère pesante à des affrontements nerveux, un équilibre que le testeur de Sortir à Paris juge réservé à un public averti, porté par une horreur sourde plutôt que par une avalanche de sursauts.

En bref

  • Clive Barker’s Hellraiser : Revival est un survival-horror solo de Boss Team Games, édité par Saber Interactive.
  • Le joueur incarne Aidan, parti aux enfers pour sauver sa compagne Sunny.
  • Doug Bradley prête de nouveau sa voix à Pinhead.
  • Connaître les films n’est pas nécessaire, le scénario est inédit.

Une histoire neuve, avec Pinhead en voix familière

Le projet est signé Boss Team Games au développement, sous la bannière de l’éditeur Saber Interactive. Il ne reprend pas l’intrigue d’un film : le récit est original, dans le monde imaginé par Clive Barker. On y suit Aidan, un homme qui s’enfonce dans les enfers pour retrouver Sunny, sa compagne. Celle-ci a été emmenée après avoir résolu la boîte maudite des Cénobites, ce fameux casse-tête qui ouvre la porte aux tourments.

Les fidèles reconnaîtront une voix : Pinhead revient, toujours interprété par Doug Bradley. Pour les autres, pas besoin de rattrapage avant de lancer la partie, puisque l’intrigue se comprend sans avoir vu la saga.

L’auteur lui-même, Clive Barker, a salué le travail de l’équipe : selon lui, les développeurs se sont approprié son univers et en ont restitué l’essence, entre fascination pour la douleur et beauté tapie dans l’horreur, pour bâtir une histoire qui pousse le joueur à passer de l’autre côté.

Ce que l’on fait manette en main

La boucle de jeu repose sur quelques piliers clairement identifiés :

  • Le combat, à l’arme blanche comme à l’arme à feu, avec des armes de corps-à-corps qui s’usent.
  • La Genesis Configuration, déclinaison de la boîte-puzzle qui confère des pouvoirs mystiques à Aidan.
  • L’exploration d’un club BDSM extrême, d’un laboratoire sordide et d’une dimension démoniaque.
  • Les énigmes, volontiers sanglantes, qui jalonnent ces décors.
  • Les poursuites, où l’on fuit plus qu’on ne riposte.

Pour l’éditeur, le ton est donné sans détour : Matthew Karch, PDG de Saber Interactive, se dit impatient d’ouvrir aux joueurs les portes de l’enfer.

Manette de jeu vidéo posée dans la pénombre
Image d’illustration : une manette de jeu, pour aborder Hellraiser Revival, survival-horror gore réservé aux initiés. Source : Pexels. Photographe : Sogi .. Licence Pexels.

Entre Resident Evil et Silent Hill, un dosage qui divise

Le testeur rapproche le gameplay de l’horreur très physique d’un Resident Evil 4 Ultimate HD Edition, avec la part d’action qui l’accompagne. Il relève aussi des parentés avec la série Silent Hill Downpour et ses aînés : une terreur plus psychologique en arrière-plan, les phases de fuite et la durabilité limitée des armes. Différence notable, Hellraiser : Revival jette le joueur dans le vif du sujet bien plus rapidement que la série de Konami.

Une atmosphère horrifique subtile qui s’installe malgré la crudité des images, et un retour à l’esprit des premiers films grâce à la supervision de Clive Barker, loin des suites mal reçues au cinéma.

Le versant jeu d’action tend à briser l’angoisse et peut gêner les puristes des films, qui y verront un écart par rapport à la saga.

Le conseil ne vaut donc pas pour tout le monde : si vous cherchez une horreur purement contemplative, sans affrontements fréquents, ce dosage risque de vous laisser sur votre faim.

Clive Barker n’en est pas à son coup d’essai dans le jeu vidéo. Il avait déjà apposé son nom sur Undying en 2001, puis sur Jericho en 2007.

Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Eduardo Cano Photo Co.. Licence Pexels.